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Prévalence du diabète
en Algérie : La valse des chiffres

par : Chakib M

Les chiffres sur la prévalence du diabète en Algérie sont approximatifs. Il y aurait, 2,5 millions, 3,5 millions et même 4 millions de personnes souffrant de cette maladie, dans le pays. Les spécialistes divergent sur la quantification du diabète, quatrième cause de mortalité chez-nous.

Cette pathologie qui atteint de plus en plus les jeunes, peut évoluer parfois de manière sournoise. Les diabétologues estiment qu’un tiers des malades ignorent tout de leur état de santé. L’incidence du diabète est selon l’OMS de l’ordre de 12% parmi la population du Maghreb. Classée, désormais comme pandémie mondiale, le diabète touche plus de 300 millions de personnes dans le monde et autant de pré diabétiques. Les pronostics ne sont guère rassurants. Ce chiffre devrait augmenter à 500 millions en moins de 20 ans, si aucune mesure n’est prise pour endiguer les causes de la maladie.
La Forem ne cesse, depuis quelques années, d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les risques de ce mal sur les enfants, en estimant que près de 50% d’entre eux souffrent de diabète.
Elle met particulièrement en garde contre la propagation de cette maladie de type 1 chez des enfants de moins de 15 ans, avec 1600 nouveaux cas an.
L’étude nationale des indications multiples menée par le ministère de la
Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, en collaboration avec l’Office national des statistiques et des représentations des Nations unies à Alger, classe quant à elle, la pathologie du diabète en deuxième position, derrière l’hypertension artérielle. Selon ces données, le nombre de personnes atteintes de diabète est en progression.
Elle est passée à 0,3% chez les sujets âgés de moins de 35 ans, à 4,1% chez les 35-59 ans et à 12,5% chez les plus de 60 ans.
Cette pathologie affecte aussi les milieux défavorisée, révèle l’étude qui indique que le taux d’atteinte est de 1% chez les familles démunies et de 3,5% chez les familles aisées. La région du Centre du pays vient en tête concernant le nombre de diabétiques avec 2,3%, suivie de la région Ouest (2,1%).
Pour ce qui est des complications entrainées par cette maladie, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a révélé, en 2010, que 14% des dialysés sont diabétiques, 21,8% des rétinopathies sont d'origine

diabétique, 33% des neuropathies sont également des diabétiques et 25 % des amputations sont des artériopathies oblitérantes des membres inférieurs d'origine diabétique. Soit entre 8 000 et 13 000 amputations en moyenne, pour cause de diabète, sont pratiquées annuellement dans le pays. Le coût global d’une amputation pèse lourd sur le budget de la santé publique. La prise en charge d’une amputation du pied diabétique est, en effet, estimée, à 9 millions de dinars. Les frais du traitement compris. 70% des efforts du personnel médical au niveau des structures spécialisées sont dirigés vers la prise en charge du pied diabétique. Le motif d’hospitalisation au service de diabétologie pour cause d’atteinte au pied est estimé entre 10 et 20%. Selon des statistiques récentes, 50% des amputés sont des diabétiques, 50% des amputés diabétiques meurent dans les 5 ans qui suivent l’opération chirurgicale et 15% des amputés développent fatalement un ulcère du pied •

Sanofi Aventis célèbre la journée mondiale du diabète à Blida

Plusieurs thématiques ont été abordées à blida sur le diabète et ses complications telles que l’hypoglycémie, l’hyperglycémie, le pied diabétique, la rétinopathie et les complications cardiovasculaires à l’occasion de la Journée mondiale du diabète, organisée par le laboratoire Sanofi Aventis, le 19 novembre au Club hippique de Blida. Cette occasion a été mise à profit pour tenir les premièresrencontres régionales de diabétologie à la salle de conférences annexe de la faculté des sciences médicales Saâd Dahleb de la ville des roses qui ont regroupé des medecins spécialistes et généralistes de Médéa, Tipaza et Blida.
De nombreux ateliers ont été installés, dont l’ambition principale est de sensibiliser à «une meilleure prise en charge du diabète». Le lieu a été aménagé pour accueillir tous les diabétiques et leurs familles désirant en savoir plus sur cette maladie, sa prévention et les traitements disponibles. L’hygiène de vie, l’autosurveillance glycémique et à l’insulinothérapie ont été, aussi, abordes.

Un numéro vert pour les malades

le programme Diabeduc de Sanofi Aventis Algérie a également, fait l’objet d’une communication. Un numéro vert, le 3034, destiné à tous les diabétiques, a été lancé. Il est joignable du dimanche au jeudi, de 9h à 19h, gratuitement depuis un téléphone fixe ou un mobile •